LE MUSÉE PRÉSENTE TROIS EXPOSITIONS TEMPORAIRES PAR AN : RENDEZ-VOUS LE 16 AVRIL POUR DÉCOUVRIR LA PROCHAINE EXPOSITION.
L’exposition « L’invention d’une écriture. Le Plancher de Jeannot et les œuvres de […] » a fermé ses portes le dimanche 18 janvier. C’est la fin du cycle consacré à la dernière œuvre entrée dans la collection Sainte-Anne : Le Plancher de Jeannot.
Il rejoindra dès la fin du mois de février, pour un dépôt de longue durée, le musée d’art contemporain du Val de Marne (MAC VAL) où il sera visible de façon permanente. Le MAHHSA quant à lui présente à partir du 16 avril, sa prochaine exposition consacrée aux « chefs-d’œuvres » de la collection Sainte-Anne.
À PROPOS DE L’EXPOSITION
Après avoir été présenté sous un prisme historique et archéologique, le Plancher de Jeannot fait l’objet d’une nouvelle lecture au Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte-Anne (MAHHSA). À partir du 10 septembre 2025, l’exposition « L’invention d’une écriture. Le Plancher de Jeannot et les œuvres de […] » s’attache à dépasser les catégories traditionnelles de l’art et de l’écrit, pour interroger ce qui relie les œuvres au-delà des étiquettes et des disciplines.
Cette seconde exposition repose sur un principe essentiel : considérer le Plancher de Jeannot non plus seulement comme un témoignage brut ou un artefact isolé, mais comme une œuvre à part entière, en dialogue avec la création contemporaine. À travers une sélection d’artistes (Picasso, Tàpies, Finlay, entre autres), elle propose une approche analogique, où les similitudes formelles et techniques permettent d’explorer de nouvelles connexions entre les signes, la matière et le geste. Plutôt que d’opposer écriture et image, spontanéité et construction, l’exposition revendique une approche décloisonnée. En révélant les correspondances entre le Plancher et d’autres pratiques artistiques, elle questionne la nature même du langage visuel et textuel, offrant ainsi une réflexion élargie sur l’acte de création. L’exposition est proposée en quatre chapitres.
Affiche de l’exposition © CEE-MAHHSA / Mathilde Dubois
Le Plancher de Jeannot © CEE-MAHHSA / Dominique Baliko
CHAPITRE 1 : Glyphes, trames, lettres, mots et écritures
Ce chapitre rassemble des œuvres où l’écriture, réduite à des signes, s’exprime sans image, privilégiant la plasticité du texte. Il s’agit alors d’une écriture affranchie de toute lisibilité. Le Plancher de Jeannot et les œuvres présentées ici se situent à la croisée de deux approches : d’une part, une écriture sans codification, qui ne prétend pas à la compréhension directe ; d’autre part, une écriture radicale, affirmée comme le seul objet visuel constitutif de l’œuvre.
Artistes : Roland Barthes, Christian Dotremont, Ian Hamilton Finlay, Sol LeWitt, Agnes Martin, Henri Michaux, Gabriel Orozco, Pablo Picasso, Antoni Tàpies.
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CHAPITRE 2 : « La lettre volée »
Gravé en secret en 1972, le Plancher de Jeannot est resté inconnu jusqu’à sa découverte en 1994, puis exposé, ce qui l’a rendu visible aux yeux de tous. Empruntée à la nouvelle d’Edgar Allan Poe, « La lettre volée » désigne une lettre que tous croient cachée, alors qu’elle a été volontairement laissée à la vue de tous. Chaque œuvre de ce chapitre incarne cette lettre volée : ce qui est écrit reste inaccessible au lecteur, par la volonté de leurs créateurs de les transformer.
Pierre Buraglio, Erik Dietman, Gérard Duchêne, François Dufrène, Paul-Armand Gette, Jean-Luc Parant, Tom Phillips, Wolf Vostell.
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CHAPITRE 3 : La mise en oeuvre du subjectile
La mise en œuvre du subjectile désigne la matière et la surface sur lesquelles l’œuvre prend forme. Le texte du Plancher de Jeannot a été gravé par son auteur dans le plancher de sa chambre. Soumis aux mots, le plancher de chêne n’a pas été simplement un support qui fait oeuvre. Les œuvres réunies témoignent de cette transformation du support, où l’aspect matériel devient essentiel à la constitution de l’œuvre.
Artistes : Ghada Amer, Antonin Artaud, Bernard Aubertin, Cathryn Boch, Brassaï, Günter Brus, Pierre Buraglio, Dominique De Beir, Daniel Dezeuze, Lucio Fontana, Pierre Mercier, Arnulf Rainer, François Rouan, Niki de Saint Phalle, Günther Uecker.
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CHAPITRE 4 : La Maison
Jean Crampilh-Broucaret grave le Plancher peu après la mort de sa mère, inhumée sous l’escalier de la maison familiale. Ce geste transforme la maison en un lieu singulier, porteur d’une nouvelle identité : une maison-tombeau. Les œuvres présentées ici ne résident pas dans l’écriture, mais dans le processus immatériel et symbolique lié à la maison : la mémoire des lieux, des maisons-nid, des maisons-mère, jusqu’aux maisons détruites.
Artistes : Thierry De Cordier, Mario Del Curto, Etienne-Martin, Jochen Gerz, Richard Greaves, Gordon Matta-Clark, Lawrence Weiner.
PROGRAMMATION

VISITES : Les artistes et l'hôpital Sainte-Anne
Le temps d’une visite guidée, découvrez les espaces historiques et patrimoniaux de l’hôpital Sainte-Anne et explorez les traces laissées par les artistes qui y ont séjourné. Une occasion de revenir sur la notion d’« art brut » et sur l’intérêt porté, dès le milieu du XXᵉ siècle, aux créations de patients hospitalisés, afin de comprendre comment ces pratiques ont émergé, été reconnues et comment elles questionnent les frontières entre art, soin et expression personnelle.



